Mathieu_Chaudeur_opticien

Passionné par la vie, le sport et les découvertes, je me suis orienté vers cette formation d’opticien pour plusieurs raisons. Je souhaitais associer la santé, la technique et ne pas me couper du relationnel qui fait notre quotidien et dont j’ai besoin. Ce métier alliait donc le plaisir et la mode, la santé et le bien-être, le dialogue, le rapport humain et les relations commerciales.

Après un Bac Scientifique à Metz en section sport études, j’ai décidé d’entrer dans une école bien réputée mais plutôt perdue : Morez dans le Jura !

J’ai beaucoup aimé cette vie étudiante. Nous venions de toute la France pour apprendre le métier. J’ai vécu ces moments à fond et j’ai rencontré beaucoup d’amis. Pas question de s’ennuyer à Morez !

J’ai visité des lunetteries, j’ai découvert la caserne de pompier, avec L’AEOM (l’association étudiante) nous organisions les soirées à l’espace Lamartine, nous partions skier en hiver et faire le tour des lacs en été. Beaucoup de bon temps. L’école ça n’était pas mon fort mais je m’intéressais à beaucoup de choses ! Ensuite, j’ai décidé de continuer en alternance et c’est dans l’entreprise de mon premier employeur que je me suis épanoui professionnellement, à Metz.

La mise en pratique de la théorie, c’était ça qui me plaisait ! Je suis devenu très rapidement autonome et je souhaitais tout savoir. C’est en réunissant l’apprentissage scolaire et le cadre professionnel que tout avait un sens. Se sentir plus sûr de soi donne de la confiance ce qui m’a permis de m’exprimer face aux différentes prescriptions et besoins des clients. Les gens me faisaient confiance et se laissaient conseiller du mieux que je puisse les aider.
Je suis devenu passionné par les contrôles de vue, l’analyse des plaintes, la recherche de la meilleure compensation possible, qu’elle soit simple ou complexe. J’ai souhaité être de plus en plus spécialisé et j’ai beaucoup appris de mes collègues.

Il y a 8 ans, l’occasion s’est présentée d’ouvrir un premier magasin. La détermination est certainement mon plus fort trait de caractère. Je n’avais pas peur de prendre de gros risques. Pendant quelques années et déjà lors de mes études je dessinais mes projets en me posant des tas de questions et en dialoguant beaucoup. Mes idées ont dû changer et évoluer des centaines de fois mais cela m’a permis de les construire petit à petit.

 

MCO OPTICIEN LOGO

 


Je souhaitais me démarquer, apporter de la nouveauté, de l’étonnement. Faire rêver ! Divertir ! Sortir du cadre !

Sortir de sa bulle de confort permet de découvrir tellement de choses. J’ai également découvert des idées en voyageant. Pour être différent, il fallait être
Indépendant ! Indépendant veut dire beaucoup pour moi. C’est la liberté.

Rien de plus gratifiant que de pouvoir gérer à sa façon. Créer son propre environnement et pouvoir le moduler et le faire évoluer comme bon nous semble. La prise de risque a été très importante mais c’est un bonheur grisant que d’être aventurier. En 2010, avec bien du mal, j’ai commençais de rien et les banques ont été réticentes. Après 6 mois de négociations, j’ouvre donc mon premier magasin. MCO – Mathieu Chaudeur Opticien à Metz. Je me spécialise dans l’examen de vue. Je propose des montures « haut de gamme » pour la plupart de grands créateurs français avec de l’originalité et de l’exclusivité. Peu de personnes ont cru en mon projet mais il a bien évolué.

En 2014 j’ouvre un 2ème point de vente déroutant dans son style British, il choque le consommateur qui apprécie l’esprit décalé. Les montures sont rares par leurs exclusivités, leurs matières, leurs qualités,… L’équipe est diplômée et spécialisée en optométrie et en contactologie. L’évolution est positive et la progression est rapide et importante.

 

 

Nous ne collaborons pas avec les mutuelles par choix. Nos clients s’adaptent à nos méthodes qu’on explique pédagogiquement. Ils recherchent le produit et service différenciant, la qualité et la confiance.

J’ai commencé seul puis avec une stagiaire en contrat de professionnalisation. Ma soeur Marine Opticienne et optométriste me rejoint dans l’aventure 1 an plus tard, puis mon ami Olivier qui est opticien puis mon ex-compagne Alexie, puis Thierry, puis d’autres opticiens motivés et l’équipe familiale s’agrandie. Plus le temps passe, plus nous sommes soudés et performants. Chacun apporte un vrai plus par son expérience et son point de vue et nous communiquons beaucoup.
L’équipe en place étant solide et de confiance, il était temps d’aller plus loin. Il fallait passer un cap supplémentaire. Être plus autonome et mieux maîtriser les connaissances optiques ainsi que les coûts de fonctionnement.

En 2016, j’étudie l’optique ophtalmique, les verres correcteurs.
Je découvre la fabrication des verres et souhaite voir un autre côté du décor. C’est un autre métier. Je m’aventure dans la recherche et le développement de verres et découvre des entreprises internationales spécialisées.

En 2017, j’ouvre le laboratoire VECTEUR ! Je fabrique les verres « haut de gamme » en France à Metz. Toutes les étapes sont maîtrisées et c’est un succès dans la qualité attendue. Surfaçage, traitements, contrôles. La fabrication est incroyable. Les techniciens spécialisés que j’ai recruté sont très bons.

Vecteur_Mathieu_Chaudeur

 

Nous maitrisons désormais les algorithmes et pouvons en parler avec facilité aux patients et clients. Le laboratoire profite désormais à mes magasins mais aussi à des opticiens recherchant l’authenticité, la qualité, la provenance, ou encore une approche qui permet aujourd’hui d’être plus performant et plus expérimenté face au besoin des patients. On parle systématiquement d’individualisation et d’optimisation par rapport à un besoin quotidien. On parle aussi d’ergonomie et de confort. On parle d’aller plus loin dans la capacité à gérer les problèmes visuels.

C’est incroyable comme le métier d’opticien spécialisé prend un sens encore plus intéressant. Nous devons défendre notre métier tous les jours pour que les patients puissent être servis de façon qualitative et optimale quel que soit le prix de l’équipement défini. Nous sommes contre un code de conduite dicté par des organismes d’assurances qui pensent comprendre les besoins des patients mais ne maîtrisent que très peu de choses.

Nous sommes des professionnels de santé et il va de soi que pour obtenir un bon résultat il faut que toutes les grandes étapes depuis l’examen de vue, la recherche de besoins jusqu’à la fabrication soit parfaitement réalisées. En Moselle et dans le Grand Est nous travaillons avec tous les Opticiens qui souhaitent dialoguer pour construire les évolutions de demain et nous les invitons à rejoindre l’association régionale.

 

L’association d’opticien permet de ne pas être fermé aux autres et d’échanger pour mieux comprendre les enjeux à venir. Il faut savoir réagir et s’aider entre confrères. C’est comme ça que de belles idées émergent. Il y a des règles et la FNOF (Fédération nationale des opticiens de France) nous aide en ce qui concerne la législation, en nous apportant certaines connaissances nécessaires, les règles et les lois.

Aujourd’hui j’enseigne également l’optique à l’université de Lorraine aux étudiants de licence depuis 2016. J’essaye de leurs expliquer que c’est eux qui vont écrire l’avenir et qu’ils doivent commencer à réfléchir au futur. J’essaye de leurs transmettre ma passion et de leurs ouvrir les yeux sur les nombreuses possibilités de métiers qui découlent de leur diplôme en gardant en tête les valeurs qui font de l’opticien un acteur important de la filière visuelle.

Je pense que cette filière a encore de beaux jours devant elle car les besoins sont importants. Pour pouvoir y contribuer nous devons être de plus en plus spécialisé et offrir un service « premium ».

Tous les acteurs du marché de l’optique et principalement les indépendants ont les cartes entre leurs mains. Il ne faut donc pas faire le jeu d’un système de santé médiocre et bien réfléchir aux méthodes de travail.

Dans ce métier on apprend tous les jours et j’espère apprendre encore beaucoup et peut être aller encore plus loin mais pour l’instant il faut gérer les entreprises et allier le plaisir du travail et les autres passions de la vie car il n’y a pas que le travail dans la vie !

Vous pouvez me contacter si vous souhaitez des conseils et des précisions complémentaires. Ça sera un plaisir d’échanger avec vous.

Contacts :

Magasin MCO – Mathieu Chaudeur Opticien
mcopticien@gmail.com
www.mcopticien.fr

Laboratoire VECTEUR
contact@laboratoire-vecteur.fr
www.laboratoire-vecteur.fr

 

L’optique m’a attrapée à seize ans, quand il a fallu choisir une orientation. En seconde, marchant dans la rue, un peu désabusée, entre deux heures de cours, je suis tombée sur ce magasin ! Je passais souvent devant sans vraiment prêter attention mais ce jour là , sa vitrine m’a attiré l’œil.

Il dénotait dans la rue austère de ma petite ville, entre le magasin de vaisselles à l’ancienne, la quincaillerie, et les commerces de bouche. La vitrine brillait avec ses miroirs et ses vitres, ça grouillait à l’intérieur, de clients, de personnels dans une bonne humeur ambiante…. Les gens venaient chercher la vue et on la leur vendait en bout d’acétate et de verre… voilà c’était ça que je voulais faire : du commerce mais dans le médical !

Antinomique, certes ! Mais cette profession existait et elle était pour moi !

Tout ce que j’aimais réuni ; de la technique, du commercial et de la santé ( sans oublier la relation avec les gens,  l’écoute, la mode aussi) … et gérer , décider soit même, être son propre patron, le graal un jour peut être  !

Avant ça, il fallait décrocher le diplôme et choisir l’école. Là, ce n’était pas mon choix. Perso, je serais bien allée me perdre quelques années à Lyon pour réussir ou pas mes années d’études mais mon père en avait décidé autrement : ce serait Morez ou rien !!

C’est parti pour Morez ! Mama mia ! Morez, le premier jour ou j’y ai mis les pieds, j’ai pensé que je n’y reviendrai jamais « le week-end prochain, je rentre chez mes parents et je ne reviens pas … ils ne pourront pas m’obliger ! ».  Morez en septembre, c’est gris, c’est froid, et puis ce n’est pas la grande ville ! On m’avait dit, comme dans le Nord, qu’on pleurait deux fois, quand on arrive et quand on repart… moi j’ai pleuré des dizaines de fois et ce n’était pas quand j’en repartais !! Mais c’était mon passage obligé pour le métier que je m’étais choisi.

La deuxième année, j’ai décidé de passer en alternance. C’était en entreprise que je m’épanouissais. La matière, c’était ça qui me plaisait le plus dans un premier temps… couper, briser, égruger, meuler un verre; braser, coller, fondre.

Puis dans un deuxième temps, les patients m’ont conquise… je crois que je n’ai jamais eu de clients…que des patients …. Des gens qui venaient chercher une expertise !

Ça n’a pas été simple pendant ce temps à l’école, même chaotique, mais je l’ai finalement eu ce diplôme : j’étais opticienne !

Bizarrement  aujourd’hui, quand je retourne à Morez, je donnerais beaucoup pour revivre cette époque. C’était un endroit magique, hors du temps.

J’ai déserté quelques mois l’optique pour saisir une opportunité dans un tout autre domaine, plus « artistique »  mais le métier me manquait, vraiment … opticien, ce n’était pas superficiel… c’était devenu une passion, c’était aussi la stabilité d’un boulot avec des horaires fixes, un lieu de travail unique.

Alors j’ai travaillé pendant 8 ans chez plusieurs patrons dont en suisse au tout début, le retour en France avec ses mutuelles et ses remboursements m’a demandé un peu d’adaptation mais ça restait relativement simple à cette époque. L’ingérence des assurances n’avait pas encore commencé.

Et puis il y a dix ans, l’occasion s’est présentée de m’installer à mon compte, dans un petit village de mille habitants, à l’écart de tout et j’ai franchi le pas avec angoisse mais aussi beaucoup de fierté.

Les quatre premières années ont marché fort avec de belles progressions d’années en années et des patients fidèles… puis les réseaux de soins sont arrivés. J’ai fait comme beaucoup d’opticiens de ma génération, j’ai signé un puis deux réseaux par peur de perdre cette patientèle que j’avais si vite acquise. A ce moment, les difficultés ont commencé…. Moi qui prônais l’indépendance, mon professionnalisme, je me laissais commander par des financiers et des assureurs… ils décidaient des prix, des produits et en plus ma marge fondait comme la neige sous le ciel de Morez au printemps ! Heureusement, mon hibernation fut relativement courte et je me libérai de ces chaînes rapidement, grâce à plusieurs rencontres : des opticiens qui comme moi se posaient des questions sur l’avenir de l’optique.

 

Le premier fût mon ami Jean Marc, opticien à oyonnax, qui m’apprit que les opticiens du Haut Bugey avaient créé un collectif pour lutter contre les montures Carte blanche. Ils m’accueillirent, heureux certainement de gonfler les rangs, pour moi c’était la suite logique de mon installation, s’investir un peu pour ma collectivité , celle des opticiens.

 

Et nous avons transformé le collectif en association « optici Ain – Jura, la transparence » en février 2016, où j’ai pris un des 3 postes de vice-président. Le but était vraiment de se battre contre ceux qui voulaient prendre notre métier et le rendre impopulaire aux yeux des usagers, lutter contre la main mise des groupes financiers et rendre le statut de professionnel de santé aux opticiens. Nous étions et sommes encore aujourd’hui, la profession qui permet un accès facile aux soins visuels avec un maillage territorial intense donc en première ligne. C’est un enjeu considérable à défendre absolument !

Mais , car il y avait un mais… comment nous opticiens de campagne allions faire ça ? Alors nous avons décidé de regarder ce qui se faisait déjà pour défendre notre profession.

On a rencontré d’autres associations puis on a décidé de prendre rendez vous avec Alain Gerbel, président de la fédération nationale des opticiens de france. Il a accepté tout de suite, on voulait des réponses et il était prêt à nous les donner.  Contrairement à tout ce qu’on avait lu, vu de lui, il nous accordait de son temps.

Nous sommes donc montés à la capitale, avec nos cerveaux et nos calepins débordant de questions, interroger le président du syndicat le plus écouté de l’optique sur le plan politique, celui qui est de tous les combats, celui qui a le plus d’antériorité et d’indépendance….je suis venue demander à ce monsieur qui il était ? pourquoi je ne le connaissais pas ? Je suis venue demander des comptes : pourquoi la loi Leroux, pourquoi les publicités débiles, comment a-t-on pu laisser faire ? Pourquoi la formation s’est appauvrie, pourquoi on a laissé autant d’opticiens s’installer, pourquoi pourquoi pourquoi ?

Monsieur Gerbel ? Pourquoi ?

Fidèle à sa réputation, il m’a renvoyée dans mes 22 en une phrase : «  madame, vous avez signé la convention cnam pour vous installer ? Évidemment… donc vous ne lisez pas ce que vous signez !… car si vous ne me connaissez pas c’est que vous ne connaissez pas votre métier, mon nom est dans toutes les conventions cnam des opticiens de France… donc si vous voulez comprendre, il va falloir bosser, pas se faire voir…bosser ! Maintenant je vais vous expliquer comment on en est arrivé là ». Que lui répondre à part qu’il avait totalement raison au fond, nous nous étions rassemblés trois fois entre opticiens et pensions changer le monde de l’optique. Donc la première leçon quand on travaille pour sa profession, c’est l’humilité !

On est resté à l’écouter pendant des heures, à prendre des notes et à poser des questions …. J’ai su tout de suite que si je voulais défendre ma profession, c’était la qu’il fallait être …. Pas de questions sans réponses, pas d’approximation, pas se cacher la face … mener un combat long et difficile sans garantie de succès …un sacerdoce ! Deuxième leçon !

On a compris une chose primordiale ce jour, c’est que tous les sujets qui concernaient l’optique étaient mêlés … faire un changement sur un thème, bougeait et transformait tous les autres sujets … un travail de fourmi quasiment inconnu des opticiens !

Personnellement, je me suis donc engagée auprès de la Fnof pour promouvoir son travail et de fil en aiguille, on m’a proposé un poste d’administratrice, que j’ai accepté en novembre 2017. Les conseils d’administration sont passionnants, constitués d’opticiens , et uniquement d’opticiens diplômés, venant d’horizons différents.

Cet engagement rime avec allers/retours à paris, avec des heures de travail entre midi et deux ou quand le magasin est fermé, avec résilience quand on subit des attaques personnelles et avec intégrité …

Tout au long de ses deux dernières années, il y a eu de nombreux chantiers à gérer comme les discussions sur les nouveaux devis ou la convention collective, la représentativité ou l’arrivée du RGPD, mais aussi les consultations sur le zéro reste à charge, et surtout communiquer avec les opticiens de terrain, expliquer.

 

L’avenir de notre profession telle que nous la connaissons est remis en question mais est-ce un mal ? Est-ce que la mise en place du rac 0 est l’occasion de rebattre les cartes ? je ne sais pas mais il y aura des pertes !  Je crois que la direction qu’a prise l’optique depuis une dizaine d’années n’est pas viable.

On ne peut continuer à laisser d’autres professions réguler ou gérer notre travail, ni les assurances, ni les enseignes, ni les politiques, ni les médias, ni les médecins… l’optique doit être le monopole de l’opticien.

L’opticien doit reprendre en main son métier et revenir travailler dans son commerce. L’opticien doit arrêter d’avoir peur de perdre des parts de marché et doit avoir confiance en son travail… et oui, de façon inéluctable, il y aura les « vendeurs de lunettes ». Attention, ce n’est pas péjoratif, il y a la clientèle pour ça, du moment qu’ on laisse travailler les opticiens de santé et que chacun sait différencier les deux façons de travailler.

 

Ce RAC 0 me pose quand même un sérieux problème : il occulte le besoin du patient. En effet, on ne proposerait plus de service ni de produit personnalisé mais seulement un prix qui ne s’adapterait qu’à un budget subjectif !

Si l’opticien ne détermine pas le besoin du patient, question qui est le cœur de notre métier, que devient notre métier justement, à quoi servons-nous alors ?

Faut-il rajouter que nos examens de vue ne valent désormais que quelques centimes, c’est un affront qui nous enlève notre expertise ! Faut-il rajouter que nous ne savons toujours pas ce qu’il adviendra du « marché libre » ? Désormais, la profession devra s’unir pour ne pas louper les virages qui s’amorcent !

Ni notre gouvernement, ni les complémentaires santé, ni les directions d’enseignes, ni les financiers d’internet ou du low cost ne devront avoir une seule brèche pour imposer à toute la profession un modèle d’opticien ne vivant que grâce aux volumes de vente !

Notre salut viendra de notre capacité à trouver de nouveaux modes de rémunération avec des délégations de tâches et à nous adapter aux nouvelles technologies numériques. Peut-être allons nous vers le chaos, mais j’aime à penser que la renaissance viendra de lui ! Rien n’est perdu tant que des opticiens passionnés ne laisseront pas aller à vau l’eau notre profession.

Quoiqu’il en soit, ce n’est pas parce qu’on est en milieu rural ou isolé, qu’on ne pourrait pas se poser de questions sur son avenir, qu’on ne pourrait pas interagir dessus ou qu’on devrait se museler.

Chaque opticien est responsable des choix qu’il fait, des soutiens qu’il apporte ou non et de faire avancer les choses dans le sens qu’il le désire !

Date : 27 septembre 2018
Rédaction : Patricia Recanati
Source : Patricia Recanati
Crédits images : Patricia Recanati

Florent Robaut Confession

A l’âge de 16 ans, alors que je faisais le « Baby-brother » pour un opticien plusieurs samedis par mois, celui-ci étant domicilié dans la campagne normande, je me rendais dans son magasin au centre-ville du Havre.

Comme vous le savez toutes et tous, très rares sont les opticiens qui ferment à l’heure le samedi soir. J’ai donc appris à découvrir son métier en l’attendant.

Mes yeux étaient ronds comme des billes lorsque je le voyais redonner la vue à un enfant, permettre à une grand-mère de revoir les photos de ses petits-enfants grâce aux aides de basses visions, ou encore permettre à un quadra bien tassé de pouvoir relire les petites lignes grâce aux verres progressifs.

Petit à petit, j’ai pris mes marques dans son univers, je rangeais les montures sur ses facings pour lui faire gagner du temps, là je me suis mis à essayer des montures d’abord pour rire puis par envie. J’ai découvert que tout le monde ne pouvait pas porter les mêmes montures, Morphologie oblige.

L’année du Bac sonna et il m’a fallu choisir mon orientation. Merci Bruno de m’avoir transmis ton envie du « bien faire voir », ma voix était toute trouvée : je serai Opticien Lunetier.
J’ai donc passé mon BTS d’Opticien-Lunetier en 1994 dans une école qui a depuis disparu : l’ESOP.

Suivit alors un truc bien utile qui n’existe plus de nos jours : le Service Militaire, pas un truc de planqué mais un moment dense et enrichissant.

En 1995 : me voilà comme on dit dans la vie active. Se succède pour moi plusieurs jobs, il faut dire qu’à cet âge-là j’avais la bougeotte. Je voulais voyager (en France) et Apprendre.
J’ai donc peaufiné mon diplôme d’OL en me formant : oculariste, basse vision, et gestion. J’ai découvert des univers de magasins complètements différents : indépendants, enseignes généralistes, enseignes low-cost.

En 1999, je me crois très fort et ouvre un magasin indépendant avec 50 000 francs. Oui vous avez bien lu : 7642 Euros. Et je ne vous parle pas de l’apport, non je vous parle bien de l’investissement total. Ok, nous étions en 1999 et en province. Les choses étaient plus faciles qu’aujourd’hui mais quand même. Le jour où j’ai eu cette idée, je ne devais pas avoir toute ma tête car trois ans plus tard à cours de trésorerie, j’ai décidé d’arrêter là cette aventure. Ce fût pour moi une vraie déception.

Passionné de mon métier d’Opticien, je l’étais toujours. Il me fallut alors rebondir mais…

Malgré une tentative en tant que coordinateur et animateur d’un groupe de 7 magasins en Normandie, il fallait bien que j’accepte l’évidence : je ne me voyais plus retravailler en magasin en tant que salarié.
J’ai alors décidé de tenter ma chance dans l’industrie lunetière Française car j’étais totalement addict de l’objet « lunettes ». On peut même parler d’amour. Mais ne le dites pas à femme …

Yes, un des plus grands lunetiers Français accepta ma candidature.

En 2003, me voilà commercial dans le sud-ouest. Je retrouve alors la JOIE du travail, il n’y a plus de contrainte que du plaisir. Mes supérieurs hiérarchiques décident de partir à la retraite les uns après les autres. Je gravis les marches une à une et me retrouve directeur commercial de Karavan Production en 2004.

Vous vous direz et maintenant…

2010 : création de Frod’s Distribution.
Je commercialise sur le territoire national des marques de créateurs, avec comme objectif premier de créer ma propre marque.

2013 : création de Frod’s Opticiens avec mon épouse.

2015 : j’arrête la commercialisation de ces dites marques de créateurs et lance Frod’s Lunetterie. Avec en tête une idée folle : celle de créer une marque de toute pièce en me mettant des contraintes supplémentaires :

  • 100% des matériaux utilisés doivent être Européens
  • 100% de la fabrication doit être Française
  • La fabrication doit être éco-responsable
  • Le tarif doit être le même que celui des montures Asiatiques.

J’ai une bonne nouvelle, Frod’s Lunetterie existe toujours et cette collection trouve ses clients chaque jour.

Fin 2017, ne voilà ti pas que notre Président veut absolument mettre en place sa promesse électorale : « des lunettes avec un reste à charge 0 pour tous ». Super idée me direz-vous.
Eh bien moi aussi je le pensais.

Seulement pour y arriver, un lynchage médiatique est organisé contre toute la profession.

Alors en décembre 2017, je crée avec Laurent Suin : #justicepourlesopticiens. Et pendant plus de 6 mois nous nous battons comme des diables pour que cette promesse électorale soit un vrai plus pour les patients-clients et la filière optique Française. Je ne vais pas revenir sur tout ce que nous avons fait. Mais croyez-moi, on a remué ciel et terre, comme entre autres : des entretiens au Ministère de la Santé, à la HAS, ou encore à Matignon…

Au final, nous accouchons d’un projet qui n’est pas à la hauteur de mes espérances et il me semble que mes clients et mes patients seront aussi déçus.

Oui nos patients-clients par souhait et besoin de minimiser leurs dépenses optiques vont s’orienter vers des produits low-costs. Et vous savez d’où ils vont venir ses dits produits low-costs : d’Asie. Une bonne partie des usines de montures Françaises risquent fortement fermer.

Le panier moyen des opticiens va diminuer d’au moins 50% et donc leurs chiffres d’affaire aussi.

Je vois déjà des gens dire : oui mais y a trop d’opticiens, les opticiens se gavent et sont des voleurs …

Trop d’opticiens, nous sommes tous d’accord, les opticiens aussi. Seulement, aucune entreprise ne peut survivre avec une baisse de chiffre d’affaire de 50%. Comme aucun foyer peut s’adapter à une baisse de revenu brutale de 50%.

Maintenant que sera l’avenir ? Faut-il être optimiste ou pessimiste ?

Je ne me permettrai pas de vous donner un conseil. Ce que j’imagine, c’est un marché qui se scindera réellement en deux.

  • Les Opticiens Mass Market qui feront du volume et de l’abattage,
  • Les Opticiens de Santé qui eux prendront encore plus de temps demain qu’aujourd’hui avec leurs patients. Il leurs faudra faire une étude poussée des besoins ophtalmiques et esthétiques de leurs patients.

 

Il sera très compliqué pour les patients-clients de trouver dans quelques années des montures Européennes de très bonne qualité. Les vendeurs de lunettes devront faire le choix de vendre de la m…. pas chère et les opticiens de santé devront s’orienter vers du milieu et du haut de gamme. Cette seconde typologie de produits se retrouvera dans de magnifiques magasins et totalement en exclusivité. Les opticiens devront se réunir pour survivre.

Dans certaines villes, toutes les enseignes sont présentes et on y trouve même plusieurs opticiens indépendants en plus. Je pari que dans X temps, vous trouverez au maximum 2 ou 3 enseignes et un indépendant. Les opticiens fusionneront entre eux sur le plan local. Afin de créer des structures plus grosses dans un but de mutualisation et de réduction des coûts.

 

Il va falloir faire des économies, et pour cela il faudra supprimer des intermédiaires. Et vous savez quoi. Les intermédiaires entre les usines Asiatiques et les opticiens Français se sont des centrales d’achats et des distributeurs. Dit autrement se sont des emplois Français.

 

  • Si vous êtes consommateurs, réfléchissez bien avant d’entrer chez un opticien. Posez-vous les bonnes questions pour lesquelles vous poussez cette porte et pas celle d’à côté.
  • Si vous êtes opticiens, demandez-vous ce que sera votre métier de demain. Comment voulez-vous l’exercer ? C’est maintenant que les bonnes décisions doivent être prises.

 

Pour Frod’s Lunetterie cette révolution est surement une bonne nouvelle, car nous avons déjà supprimé et ce depuis le lancement de la marque tous les intermédiaires inutiles : pas de référencement dans les centrales, pas de distributeurs. Nous avons fait le choix de commercialiser une collection Haut de Gamme au même tarif que le milieu de gamme asiatique. Avec Frod’s Lunetterie les patients-clients et les opticiens en ont réellement pour leur argent. Dans mes rêves les plus fous : Frod’s Lunetterie pourrait bien devenir le référent haut de gamme du marché grâce à son positionnement tarifaire incomparable sur ce créneau.

Et pour Frod’s Opticiens, nous serons comme tous nos confrères contraints de vendre des produits Rac0. Notre objectif sera de proposer les meilleurs produits pour ce tarif. Nous ne voulons pas vendre de sous-produits. Notre accueil et notre service restera toujours le même.  Aujourd’hui, nous fonctionnons déjà comme çà. Nos patients bénéficiaires de la CMU sont servis de la même manière que les autres. Afin de ne pas être surpris par les conséquences économiques de cette évolution législative et la déferlante de demandes qui y sera associée, nous nous préparons à vendre 90% de verres RAC0 pour les unifocaux et environ 40% pour les progressifs. Nous imaginons que nos ventes montures RAC0 représenterons environ 30% de notre volume. Ça va être dur mais on va s’adapter. Nous sommes en relation avec l’ensemble de nos fournisseurs pour travailler en direct. Nous nous sommes rapprochés auprès de plusieurs opticiens qui ont notre philosophie pour mutualiser les achats. Et si besoin était, nous réfléchissons déjà à créer une activité annexe liée à l’optique, mais à ce stade c’est encore secret…

Florent Robaut

CEO de Frod’s Lunetterie

Gérant de Frod’s Opticiens

Accueil d'un nouveau salarié

Certains chiffres montrent que l’intégration n’est pas toujours prise en compte au sein des entreprises. En effet, 4 % des salariés finissent par quitter leur poste au cours de la toute première journée. De plus, 22 % de la rotation des salariés a lieu pendant les 45 premiers jours de prise de poste. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir comment réaliser une bonne intégration des nouveaux salariés.

L’accueil des nouveaux salariés

Avant tout, sachez que l’accueil doit impérativement être préparé à l’avance, et que vous ne pouvez pas du tout improviser. Sachez également que l’intégration ne se déroule pas sur une seule journée, mais sur les premiers jours des nouveaux collaborateurs au sein de l’entreprise. Tout d’abord, nous vous recommandons notamment de préparer un mail qui sera transmis à tous les nouveaux salariés pour leur souhaiter la bienvenue. Un responsable doit également prendre le temps d’accueillir les nouveaux collaborateurs avec quelques mots pour que ces derniers ne se sentent pas mis à l’écart, et c’est notamment par là que l’intégration débute. Vous pouvez aussi privilégier les missions en équipe durant cette première journée, de manière à favoriser les échanges entre les nouveaux salariés et ceux qui travaillent dans votre entreprise depuis plusieurs années. Cela permettra à la fois aux nouveaux collaborateurs de se sentir plus à l’aise. N’hésitez pas également à prendre quelques minutes en fin de journée pour faire le point sur la toute première journée de votre salarié au sein de votre entreprise.

Vous devez anticiper son arrivée

Nous vous recommandons d’anticiper l’arrivée de votre nouveau salarié en préparant certaines tâches qui lui seront clairement destinées. Cela permettra ainsi de lui montrer qu’il vous est totalement indispensable et que vous avez besoin de sa présence et de ses compétences pour faire fonctionner votre entreprise. Il est également important de prévenir tous les services de votre entreprise de l’arrivée de cette nouvelle personne. Cela permettra de montrer que son arrivée était très attendue et que tout le monde est au courant. Sachez également que vous devez tout mettre en œuvre pour proposer des conditions de travail optimales qui donneront envie au nouveau salarié de rester dans votre entreprise. En effet, si ce dernier ne dispose pas de tous les outils nécessaires pour travailler, cela sera alors très négatif et il risque de ne pas revenir dans les jours qui suivent. Sachez que tout se joue généralement au cours du premier mois d’intégration, alors ne vous ratez pas ! Date: 03 Septembre 2018 Rédaction: Opticiensremplacants.com Source: Opticiensremplacants.com Crédits images: Pixabay

Charte des Réseaux sociaux

 

Actuellement, les réseaux sociaux font intégralement partie de notre quotidien et font surtout partie de la stratégie de toutes les entreprises. Vos salariés sont également présents sur les réseaux sociaux pour la plupart d’entre eux, et il est donc intéressant de les associer à votre stratégie. Il s’avère tout de même judicieux de mettre en place une charge des réseaux sociaux pour que tout soit parfaitement cadré et responsabiliser ainsi les salariés. Dans cet article, nous vous disons tout.

Les avantages de la charte des réseaux sociaux

Le premier avantage de cette charte pour les réseaux sociaux réside notamment dans le fait que vous allez pouvoir mettre en place une image qui est cohérente sur tous les réseaux sociaux que vous utilisez que ce soit Twitter, Instagram ou encore Facebook. Vous pouvez également exiger que les comptes de vos salariés sur ces réseaux sociaux aient la même forme c’est-à-dire la même présentation, des photos professionnelles, etc. Cela vous permettra en quelque sorte de communiquer sur l’entreprise au travers de vos salariés. Cette charte des réseaux sociaux vous permettra à la fois de créer une cohésion au sein de votre entreprise dans le but de montrer à vos salariés que vous avez confiance en eux et qu’ils peuvent s’exprimer librement. Finalement, le salarié deviendra un véritable ambassadeur pour votre entreprise.

Une protection pour l’entreprise

Créer une charte pour les réseaux sociaux c’est aussi un moyen efficace de protéger vote entreprise. En effet, vous allez notamment pouvoir sensibiliser tout votre personnel sur l’impact de leurs publications. Ainsi, un salarié peut être à l’origine d’un mauvais buzz et impacter ainsi directement la stratégie de l’entreprise. En tant que lecteur de vos publications, certains peuvent notamment avoir du mal à savoir si le salarié parle pour lui-même c’est-à-dire à titre personnel ou s’il parle également de l’entreprise. Finalement, cette charte est un excellent moyen pour vous de pouvoir vous protéger en imposant des règles.

La rédaction de la charte des réseaux sociaux

Cette charte des réseaux sociaux n’est pas obligatoire, mais fortement recommandée. Elle peut être modifiée à tout moment en fonction de l’évolution de vos besoins et de la vie de l’entreprise. Sachez que la rédaction de cette charte des réseaux sociaux se fait notamment en collaboration avec toute l’équipe, et tout le monde doit y participer car c’est un travail d’équipe. Mettez donc en place une réunion pour réaliser sa rédaction.

Date: 6  août 2018
Rédaction: Opticiensremplacants.com
Source: Opticiensremplacants.com
Crédits images: Pixabay

Rupture conventionnelle collective

Depuis le début de l’année 2018, la rupture conventionnelle collective a fait son apparition. Dans cet article, nous vous proposons notamment de découvrir tout ce que vous devez savoir sur la rupture conventionnelle collective.

La rupture conventionnelle collective : pour qui ?

Sachez que la rupture conventionnelle collective est demandée à l’initiative de l’employeur. Les salariés ne sont donc pas en droit d’en faire la demande. Mettre en place une rupture conventionnelle collective exige un accord collectif qui doit être approuvé par la majeure partie des syndicats de l’entreprise.

Le contenu de cet accord collectif

Voici ce que doit impérativement contenir l’accord collectif qui sera négocier entre l’employeur lui-même et les différents syndicats :

  • Les salariés qui peuvent en bénéficier en fonction des conditions exigées ;
  • Le nombre de départs de salariés prévu ;
  • Les critères pris en compte pour départager les salariés qui désirent en profiter ;
  • La durée de cette rupture conventionnelle collective ;
  • Les indemnités proposées pour chaque départ ;
  • Le calcul pris en compte pour les indemnités ;
  • Le droit au chômage des salariés ;

La mise en place de l’accord collectif

La rédaction de l’accord collectif doit impérativement être transmis à la DIRECCTE pour que cela soit validé. Cet organisme doit ensuite notifier à l’employeur s’il est d’accord dans un délai de 15 jours. Cet organisme doit notamment vérifier que tout est conforme au droit du travail et que la procédure est parfaitement suivie. La décision de la DIRECCTE est ensuite notifiée à l’employeur dans un délai de 15 jours également. Si vous ne recevez aucune réponse de cet organisme dans un délai de 15 jours, cela signifie alors tout simplement que le dossier a été accepté. Lorsque la décision sera acceptée de manière officielle, c’est à ce moment-là que les salariés sont alors en droit de transmettre leur candidature pour profiter de cette rupture de convention collective. L’avantage pour le salarié réside notamment dans le fait que cette convention collective et les règles qui la régissent sont bien plus souples qu’un plan de sauvegarde par exemple. De plus, aucune justification économique n’est nécessaire, ce qui n’est pas négligeable. Il faut savoir également que l’employeur est en droit d’embaucher de nouvelles personnes après cette rupture conventionnelle collective, ce qui est alors très bénéfique pour l’entreprise.

 

Cette rupture conventionnelle collective est notamment faite pour permettre à l’employeur de se séparer plus facilement de ses salariés avec plus de souplesse surtout.

 

Date: 23 juillet 2018
Rédaction: Opticiensremplacants.com
Source: Opticiensremplacants.com
Crédit image: Pixabay

Négociation salariale

Pas toujours évident de savoir quelles sont ses prétentions salariales lorsque l’on sort fraichement de l’école. En effet, comme de nombreux jeunes diplômés, vous avez peut-être le sentiment qu’il s’avère difficile de savoir combien vous désirez être payé alors que vous n’avez pas d’expérience professionnelle encore. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir comment il est possible de définir vos prétentions salariales en tant que jeune diplômé.

Renseignez-vous avant tout

Il faut savoir que la majeure partie des entreprises établissent leurs salaires en fonction d’une grille qui répertorie chaque poste et chaque école qui concerne le candidat. Il serait donc intéressant d’obtenir une de ces grilles pour vous faire une idée des salaires qui vous correspond. Faites également rapidement le tour des offres d’emploi pour constater les salaires pratiqués.

La prise en compte d’autres critères

Généralement, les offres d’emploi parlent de salaire brut. Si vous désirez en obtenir le salaire net, sachez que cela représente environ 70 à 80 % du salaire brut. Cependant, sachez que d’autres éléments doivent également entrer en ligne de compte pour votre salaire et qui vous permettront notamment de profiter d’avantages supplémentaires. Vous pouvez également prendre en compte la mutuelle que l’on vous propose c’est-à-dire que certaines sont prises en charge par l’entreprise et que cela vous fera notamment cela de moins à régler mensuellement. Peut-être que certaines entreprises vous permettent aussi de profiter de tickets restaurant ou encore de primes exceptionnelles qui vous apporteront d’autres avantages supplémentaires.

Savoir négocier

Si vous postulez à une offre d’emploi et que sur cette dernière aucun salaire n’était clairement mentionné, sachez alors que vous allez devoir impérativement savoir négocier au cours de votre entretien d’embauche. Nous vous recommandons notamment de laisser votre interlocuteur entamer la conversation et démarrer sur le sujet de la rémunération sans que ce ne soit vous qui lanciez le sujet. Dans tous les cas, évitez tout de même de vous brader. Vous devez notamment défendre vos études et vos compétences. Si ce que l’on vous propose vous paraît relativement bas par rapport à vos attentes et vos compétences, nous vous recommandons alors de vous renseigner sur le délai qu’il sera nécessaire de patienter en règle générale pour obtenir une augmentation de salaire. Si l’offre est véritablement en-dessous de vos attentes, prenez alors bien le temps de vérifier que vous n’avez pas surévalué vos attentes.

 

Date: 19 juillet 2018
Rédaction: Opticiensremplacants.com
Source: Opticiensremplacants.com
Crédits images: 123rf

CV

Il est très important de mettre régulièrement à jour votre CV. On parle souvent de l’égalité des chances, de discrimination à l’emploi et on recommande tout de même d’ajouter une photo sur le curriculum-vitae, alors que faire ? Dans cet article, nous vous proposons notamment de découvrir s’il est judicieux ou non d’ajouter une photo à votre CV.

Tout d’abord, il est important de préciser que votre tête n’a strictement aucun rapport avec vos compétences. Mettre une photo, c’est également prendre le risque d’être discriminé sur votre physique, même si on ne vous le dira pas directement. Certaines personnes affirment même que les plus intelligents sont les anglosaxons qui n’apposent jamais de photo sur leur CV.

D’un autre côté, sachez que cela ne change rien si vous mettez une photo sur votre CV, car dans tous les cas, la majeure partie des recruteurs vont consulter vos profils professionnels en ligne pour trouver une photo de vous. Sachez alors qu’il est parfois préférable de mettre directement une photo sur votre CV de bonne qualité plutôt que de donner une mauvaise image de vous avec une photo en ligne qui n’est pas à votre avantage.

Si vous désirez mettre une photo sur votre CV, nous vous recommandons alors de suivre les consignes suivantes :

  • Souriez sur la photo sans trop en faire ;
  • Choisissez une photo en tenue de travail. En effet, vous n’allez pas mettre une photo de vous en maillot de bain, car ce n’est pas du tout le bon environnement ;
  • Nous vous recommandons également de privilégier les photos portrait car c’est votre visage que l’on désire découvrir et non pas votre corps ;
  • Si vous êtes un homme, faites bien votre nœud de cravate si vous désirez en porter une sur la photo ;
  • Si vous êtes une femme, évitez toutes les mèches rebelles devant vos yeux ;
  • Évitez de paraître trop sérieux ou tendu sur la photo, soyez détendu sans pour autant trop l’être ;
  • Faites bien attention au fond de votre photo. Ce dernier doit impérativement être neutre, car n’oubliez tout de même pas que vous allez communiquer ce document à votre éventuel futur employeur ;
  • Nous vous recommandons de vous rendre directement chez un photographe qui pourra alors réaliser une photo de grande qualité professionnelle.

Pour conclure, la photo qu’elle soit ajoutée ou non ne changera rien en réalité à votre CV. Vous pouvez donc faire comme bon vous semble.

Date: 16 juillet 2018
Rédaction: Opticiensremplacants.com
Source: Opticiensremplacants.com
Crédits images: 123rf / Pixabay

L'imposteur

Si vous vous demandez si vous êtes à la hauteur pour réaliser réellement cette mission, sachez que cela ne fait pas de vous un imposteur. Certains professionnels se posent trop souvent cette question et ont même tendance parfois à ne plus se sentir à leur place finalement. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir tout ce que vous devez savoir sur le syndrome de l’imposteur.

Qu’est-ce que le sentiment d’imposture ?

4 personnes sur 10 sont victimes du syndrome d’imposture. En psychologie, le sentiment d’imposture est le fait notamment de ne pas se sentir à sa place même si vous atteignez vos objectifs. Ce syndrome d’imposture touche notamment les managers ainsi que les dirigeants. Généralement, ce sentiment est notamment accentué par le fait qu’une personne démarre un tout nouveau projet professionnel ou subisse un changement de vie professionnel radical. Tous ces changements créent notamment le sentiment de perdre tous ses moyens.

Retrouvez cette confiance en vous !

Vous avez sûrement déjà dû entendre parler du fait de « se lancer des fleurs », et c’est notamment ce que vous allez devoir faire pour retrouver cette confiance en vous. Se sentir imposteur signifie notamment que vous avez perdu une certaine confiance en vous et toutes vos ressources. Prenez notamment le temps d’écouter votre voix intérieure qui vous dit que vous n’êtes pas à la hauteur et tentez de lister tous ses arguments qui le prouveraient. Le but sera notamment de démentir ses affirmations afin que vous vous sentiez moins « imposteur ». Vous allez donc devoir vous lancer des fleurs, vous attribuer des médailles pour des actions que vous avez pu réaliser dans votre passé, etc. Sachez tout de même qu’il n’est pas évident de se mettre soi-même sur un pied d’estale, mais qu’il s’avère plus simple de se critiquer de manière négative.

Il est important de prendre du recul sur vous-même et de vous demander clairement de quoi êtes-vous fier dans votre vie professionnelle ?

Peut-être vous sentez-vous un imposteur parce que vous pensez être trop jeune et inexpérimenté pour réaliser cette mission. Dans ce cas, dites-vous que c’est un fait, mais que vous êtes une personne très motivée et que vous faites toujours tout votre possible pour atteindre vos objectifs. Vous laisserez ainsi moins de place à l’imposteur pour pouvoir s’installer en vous et vous finirez clairement par le combattre.

Vous voulez en savoir plus sur vous ? Faîtes le test !
TEST : [syndrôme de l’imposteur]

Date: 12 juillet 2018
Rédaction: Opticiensremplacants.com
Source: Opticiensremplacants.com / Ekilium.fr
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La reconnaissance au travail

En tant que salarié, vous faites sûrement attention à tout ce que vous dit votre employeur ou vos supérieurs hiérarchiques. En effet, vous avez besoin d’être reconnu pour la qualité de votre travail, que ce soit pour une reconnaissance personnelle ou tout simplement parce que cela est encourageant. La reconnaissance au travail est très importante certes, mais n’est-ce tout de même pas un cadeau empoisonné ? Dans cet article, nous vous disons tout.

Un renforcement de la pression au travail

Sachez que la reconnaissance est généralement faite de manière gratuite pour vous encourager en quelque sorte et en toute honnêteté. Cependant, il est parfois possible que cette reconnaissance ne soit pas réelle de la part de votre supérieur, mais qu’elle soit uniquement faite pour que vous en fassiez davantage par la suite. Finalement, lorsque l’on vous dit « bravo » cela signifie en réalité « encore ». Si vous vous en rendez compte, cela va fragiliser votre moral et vous déstabiliser, car cela va engendrer une pression supplémentaire.

L’oubli de la qualité

Parfois, les managers sont focalisés sur l’atteinte de leurs objectifs. Cela peut tout à fait se comprendre certes, mais ce n’est pas ce qui compte uniquement. En effet, certains salariés subissent une réelle pression de la part de leurs supérieurs pour l’atteinte des objectifs et cela au détriment de la qualité transmise au client. Ainsi, il n’est donc pas rare que certains salariés soient félicités certes, mais qu’ils se sentent entièrement déstabilisés par cette évaluation positive qu’ils n’approuvent pas. Le salarié peut donc avoir le sentiment d’avoir mal fait son travail tout simplement.

Une déstabilisation de soi-même

On parle souvent des supérieurs, mais il faut savoir tout de même qu’un salarié peut se déstabiliser lui-même. Tous les salariés ont envie d’être reconnus par leur employeur c’est un fait. Cependant, certains salariés font une véritable fixette sur cette reconnaissance et sont constamment dans l’attente. Ainsi, un manque de paroles positives de la part de leur supérieur ou une reconnaissance qui n’arrive jamais peut rapidement les déstabiliser. Certains salariés se retrouvent même dans une situation où ils n’ont plus aucune motivation au travail en réalité.

Ainsi, peut-on dire que cette reconnaissance est un cadeau empoisonné ? Non, mais cette reconnaissance doit impérativement être faite sur le travail réellement réalisé et doit être authentique pour en valoir la peine et porter ses fruits.

Date: 10 juillet 2018
Rédaction: Opticiensremplacants.com
Source: Opticiensremplacants.com
Crédits images: Pixabay